Bienvenue sur Prog Censor : l'historique

Découvrez les chroniques les plus vues en juillet 2020 !

En ces temps de confinement, prenez soin de vous et de vos proches...

Nouveau : un index par genre...

Un nouvel index par genre vient de voir le jour !

R.I.P. Florian

Florian Schneider - Kraftwerk

Florian Schneider n’est plus. Pour les rares qui n’en n’ont pas l’idée, c’était un des membres fondateurs de Kraftwerk, un des groupes les plus innovants et originaux de l’histoire du rock. Une bonne part de la musique électronique, issue du rock, comme nous la connaissons aujourd’hui, n’existerait pas sans la présence météorique et fondamentale de ce duo de génie.
C’est en 1970 que, de manière discrète, un premier album apparut, avec une pochette étrange, l’image d’un cône routier rouge, devenu emblématique depuis lors. Il sera suivi deux ans plus tard d’un second opus, «Kraftwerk 2», avec un second cône sur la pochette, cette fois de couleur verte. En deux albums, la révolution était faite et rien ne sera plus jamais comme avant. Un mouvement est né, une musique électronique qui va se développer et envahir la planète entière. Ralph Hütter et Florian Schneider lancèrent le mouvement bientôt suivi par d’autres protagonistes comme Neu! ou Klaus Schulze. Tangerine Dream, quant à lui, avait également ouvert le bal, avec un album différent, «Electronic Meditation», qui comptait déjà Klaus Schulze à la batterie.
Mais le discours de Kraftwerk est unique, un mélange de sobriété, de minimalisme et de “stream of consciousness” synthétique. On n’avait jamais entendu cela auparavant. Des morceaux comme «Ruckzuck», sur le premier album, ou «Klingklang» sur le second, apportaient une nouveauté radicale et le mouvement krautrock était lancé, mélange de musique électronique (Tangerine Dream), de West Coast (Ash Ra tempel), de musique contemporaine (Can) et de rock progressif (Amon Dûûl II). Kraftwerk en sera un des fers de lance et, sans aucun doute, un des groupes qui aura la plus grande influence sur l’évolution de la musique occidentale de la fin du XXe siècle.
Que ce soit au Japon ou au Brésil, le mouvement électronique sera croissant et s’inspirera, entre autres, du travail de nos deux compères de Düsseldorf. De plus, la vague électronique des années 80 et le développement planétaire de la techno auront pour racine inspiratrice le travail de Kraftwerk. Il suffit de lire les interviews des fondateurs comme Juan Atkins, Kevin Saunderson ou Derrick May pour se rendre compte de la présence continuelle comme référence majeure d’inspiration et du travail inouï que le duo de Kraftwerk a développé au fil des albums, tous plus fameux les uns que les autres: «Ralph et Florian», «Autobahn», «Radio-Aktivität», «Trans Europa Express», «The Man-Machine», etc.
Pour terminer, je dirais, en hommage au merveilleux travail et aux œuvres qu’ils nous laissent: «Réécoutez leurs deux premiers albums, laissez-vous emmener sur leurs ondes électroniques, genèse d’une bonne partie de la musique de notre siècle.» Tchao Florian! Un grand merci! Comme disait Brassens (le connaissais-tu?): “Jamais ton trou dans l’eau ne se refermera”...
Lucius Venturini

01/05/2020 : 1 an d'existence !

Prog Censor : 1 an
Progressif et cosmonautes
Prog Censor
Prog Censor est une page facebook ayant pour vocation la publication journalière d'une chronique de rock progressif.
Le but du présent site est simplement l'historisation des chroniques parues.
Dans le champ "Rechercher", il est possible d'effectuer une recherche sur n'importe quel terme contenu dans une chronique (par exemple : guitare), mais cela peut être le nom du groupe, tout ou partie d'un titre d'album...
Ou le pseudo de l'un des chroniqueurs !

Les chroniqueurs

Lyre
Arthurus
Amelius
Auguste
Commode
Claudius
Ugo Capeto
Centurion
Hadrien
Tiro
Lucius Venturini
Tibère
Eutropius
Néron
Vespasien
Trajan
Vivestido
Lapideus
La Louve

Younnix

Maximus

Cenomanus